Catégorie : Régions

Sauté de veau corse aux olives et panzetta

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C’est décidé, je reste dans les recettes de mes origines pour proposer ma deuxième participation à Yolande Les petits plats de Patchouka” qui en tant que marraine du jeu “Compile moi un menu” que je co-anime avec Viviane “Quoi qu’on mange?“, nous propose de replonger dans la cuisine de nos régions et plus particulièrement dans les vraies recettes d’antan. Après la ratatouille pour honorer ma Provence, aujourd’hui, je vous propose une recette Corse. La Corse, terre de mon père et de mon cœur. Ce sauté de veau, je l’ai toujours vu le cuisiner. Il était un grand fan de la charcuterie Corse. Le figatellu, le lonzo et la panzetta trônaient régulièrement chez nous, car il allait souvent s’approvisionner à la petite épicerie corse qu’il y avait pas loin du Vieux-Port. Je ne suis pas sa fille pour rien, car même en étant à 600 km de Marseille, j’ai trouvé le moyen de pouvoir avoir cette bonne charcuterie, le brocciu et tant d’autres bons produits Corse. 😉  Non, non .. je ne vous dirais pas !! 😉 Que celui qui n’a jamais mangé un bon figatellu grillé à la cheminée se lève !! lol … Pour en revenir à ce sauté de veau, il est vraiment primordial pour le faire d’avoir la Panzetta corse ou Panzetta di Corsica qui est une poitrine de porc, salée, poivrée, fumée puis séchée. Attention les tranches de lard fumé que l’on trouve ici, non strictement rien avoir en goût ! Ne tentez même pas, car vous me diriez “Oui, c’est un bon sauté, mais sans plus… ” La Panzetta fait toute la différence. Il est facile d’en trouver sur le net si vous n’êtes pas dans le Sud ou en Corse. C’est un plat plein de soleil, de saveur que j’accompagne de pommes de terre vapeur et quand c’est la saison, de châtaigne que je fais cuire dans de l’eau et ensuite griller.  Je remercie Yolande pour ce joli thème qui m’a replongé dans mes souvenirs, ce sera ma dernière recette, faute de temps. 

Il vous reste encore 3 jours pour venir nous proposer vos recettes, vous trouverez les informations dans la colonne de droite. 

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Ratatouille provençale – Recette familiale

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La ratatouille est le plat provençal par excellence. Il existe autant de façons de la préparer que de famille, je pense !! Dans ma famille, il y a deux versions. Celle que je vous présente aujourd’hui, est la recette de mon grand-père, de mon père, de mon oncle … Celle où on prend le temps de cuire chaque légume d’été séparément pour avoir une cuisson parfaite et où on retrouve le bon goût de chaque légume indépendamment. Ensuite, il y a la version plus rapide, celle que faisait ma mère. On cuit tous les légumes ensembles. C’est vrai que c’est un gain de temps, mais pour ma part, je l’aime moins, car la cuisson des légumes n’est pas homogène (courgettes trop cuites ou poivrons pas assez) et je trouve que les saveurs de chaque légume se mélangent trop. La seule chose qu’il faut retenir, c’est que dans la ratatouille, il y a des courgettes, des aubergines, des poivrons, de la tomate, de l’ail, de l’oignon et des herbes de Provence ou Basilic et rien d’autres !!  

Pour l’anecdote, je me rappelle des corvées d’épluchage quand j’étais plus jeune chez mes grands-parents. Les légumes étaient tous du jardin et quand mon grand-père faisait la ratatouille, ce n’était pas en petite quantité, car il faisait des bocaux pour l’hiver. Il nous disait : “Si on ne cuit pas les légumes au fur et à mesure, le temps qu’on est tout épluché, les aubergines auront noirci, les courgettes seront ratatinées et de toute façon, ça décuple les saveurs surtout quand on en fait des conserves” !! Donc vous l’aurez compris, chacun ses goûts et ses versions pour la ratatouille !! Et puis, entre nous.. J’ai chronometré… 1 heure et demi pour tout faire, cuisson comprise, c’est pas si long finalement 😉 L’été, je la fais bien 4 ou 5 fois. Je la parfume avec des herbes de Provence ou du basilic, c’est selon ce que j’ai sous la main. J’aime l’accompagner de graines de semoule et de viande ou poisson grillé. Pour cette fois, j’avais de belles tranches de jambon du boucher que j’ai fait griller sur une plaque. On l’aime chaude ou froide. Souvent, le soir, je la sors du frigidaire et on la déguste simplement sur des tranches de pain ou en sandwich. Quand il m’en reste de trop, j’en fais une omelette.. il y a toujours 36 façons de se régaler avec ! Une recette parfaite pour les végétariens

Ce mois-ci, avec Viviane “Quoi qu’on mange?“, nous accueillons sur notre jeu “Compile moi un menu“, une nouvelle marraine. Yolande du super blog “Les petits plats de Patchouka” nous propose de replonger dans la cuisine de nos régions. Mais attention, elle veut des recettes traditionnelles et aucune revisite. Je pense que ma ratatouille est parfaite pour ma première participation et faire vivre ma Provence si chère à mon coeur. Si j’ai assez de temps dans le mois, je reviendrais avec une recette Corse pour saluer les origines de mon père et une du Limousin, ma région d’adoption ! 

Si vous avez envie de nous faire découvrir vos recettes traditionnelles, le défi est ouvert jusqu’au 25 septembre minuit. Vous cliquez sur le logo dans la colonne de droite ;)

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Millassou au beurre de tonka selon Jérémy Crouchet

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Le millassou ! Vous connaissez ? Régine Rossi-Lagorce, cuisinière et écrivaine très connue en Limousin en parle très bien :  « Autrefois, en Corrèze, il y avait des plantations de sarrasin, qui comportaient aussi du millet, une plante parasite du sarrasin, raconte Régine. On ramassait les graines de millet, on les écrasait, on en faisait une pâte avec de l’eau, on y mettait un peu de blettes, d’oseille ou de blancs de poireau, on rajoutait un peu d’ail et de persil et on faisait griller ce millassou. Durant la grande disette de 1820, le sarrasin a disparu et le millet avec. Il a donc été remplacé par la pomme de terre. Pour avoir la même sorte de pâte, on a créé une râpe à picots, qui écorche la chair de la pomme de terre et qui en fait une pulpe. En cuisine, c’est la forme qui fait le goût. On ne fera pas le millassou avec une râpe à carottes. La cuisson n’est pas du tout la même. » D’où l’importance de la râpe à farcidure dont je vous parle dans la recette. Quand j’ai fait cette galette de pommes de terre, je n’en avais pas, mais depuis, j’en ai trouvé une. Le seul et unique endroit pour vous procurer LA râpe se trouve à Tulle, chez la mythique droguerie Neige. Made in 100% Corrèze bien sûr, et c’est vrai que cela change complètement la texture. Le millassou divise aussi les gens dans sa préparation. Pour Régine Rossi-Lagorce :  « Pour 12 pommes de terre, il faut compter une grosse cuillère à soupe bien bombée de hachis de persil. Il faut saler et poivrer et il ne faut surtout pas égoutter les pommes de terre râpées, car la fécule partira avec l’eau et il n’y aura plus de liant ». C’est de cette façon que je la cuisine depuis que je suis en Corrèze, je la cuit en principe dans de la graisse de canard. Et il y a aussi la Confrérie des farcidures et du millassou de Sainte-Fortunade qui incorpore dans la préparation des œufs et du lard gras. Régine Rossi-Lagorce, en bonne puriste : « Je suis formelle. On ne met pas d’œuf, ni de lard dans le millassou ». Je n’ai encore pas testé cette version. Mais pour celle que je vous présente aujourd’hui, je suis partie sur une 3ème version ! Celle de Jérémy Crouchet , chef à La Table de M, à Uzerche, depuis 5 ans. Corrézien d’origine, il sait l’ancrage du millassou dans le patrimoine local, mais il a néanmoins décidé d’apporter sa touche d’originalité à ce mets traditionnel avec une cuisson au beurre de tonka. Quand j’ai lu sa recette, j’ai tout de suite pensé aux belles fèves de Tonka d’Amazonie que mon partenaire David vanille m’a envoyé et me voilà donc partie en cuisine pour la réaliser selon sa recette. La version traditionnelle est déjà excellente, mais nous avons tout autant aimé celle de ce Chef. La fève de Tonka lui apporte une touche légèrement vanillée, on sent bien le petit goût d’amande en arrière-gorge mais surtout elle apporte un goût caramélisé qui s’est concentré sur les bords du millassou. Ils étaient craquants à souhait et bien parfumés. On trouve avec mon mari que la fève sublime ce millassou. Nous l’avons dégusté tout simplement avec un filet de poisson blanc cuit à la vapeur et une salade. Un repas que nous avons beaucoup apprécié. Certaines photos le montre noir mais non, il n’est pas cramé mais super bien caramélisé et croustillant 🙂  Merci Chef pour cette originalité ! Et vous savez quoi ? .. Déjà, je suis bien bavarde ..lol .. Et en plus, c’est un plat super économique même avec la fève de Tonka. Il ne vous en coûtera que 4.33 € pour être précise pour 6 très belles parts et si vous la faite sans la fève, alors là, elle ne coûte plus que 3.55 €.. Autant vous dire que je m’empresse de la proposer pour notre Cenween du joli blog « Simplement Cenwen » avec son “Challenge alimentaire, Fin De Mois Difficile“ que nous faisons chaque 15 du mois.. le challenge ? Une recette à moins de 1.50 € par personne 🙂

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Creusois

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Quand je suis arrivée dans le Limousin, j’ai découvert cette spécialité, le Creusois. Un gâteau que j’ai mangé pour la première fois dans un restaurant, il était servi avec une crème anglaise, un vrai régal.  C’est une spécialité de la Creuse en Limousin et en cherchant des infos, il est dit que sa recette proviendrait d’un parchemin du xve siècle découvert lors de travaux en 1969 dans un ancien monastère de la commune de La Mazière-aux-Bons-Hommes, dans le canton de Crocq. Écrite en vieux français, elle a ensuite été traduite. Le gâteau était notamment dit « cuit en tuile creuse », expression lui donnant son nom. Un fac-similé de ce parchemin est aujourd’hui visible à l’Office du Tourisme de Crocq en Creuse. Mais c’est quoi au juste ? Un gâteau au bon goût de noisette, de beurre et à la texture légère. Pour moi, il se suffit à lui-même, mais les gourmands adorent le manger avec une crème ou une glace. J’ai testé quelques recettes qui ne me satisfaisaient pas, car je ne retrouvais pas cette texture, puis je suis tombée sur la recette de ma copine Chantal qui tient “La cuisine de Blanche“, un blog très gourmand. Et là, bingo 🙂 La texture est moelleuse, fondante, légère.. Un Creusois parfait à déguster avec un bon café ou chocolat chaud. D’habitude, je le fais toujours avec de la poudre de noisettes non mondées mais là, impossible d’en trouver et pas motivéee pour décortiquer des noisettes !!  Donc, il est blanc alors qu’il devrait avoir une joli couleur de noisette ! Je remettrais d’autres photos quand je le referais 😉 J’ai également fait une petite entorse cette fois, en ajoutant une c. à soupe de sirop de noisette pour accentuer le goût mais c’est facultatif 🙂 Depuis (quelques années maintenant), je ne fais que cette recette et je ne l’avais encore jamais posté. Du coup, quand Cindy “Comme une envie de douceur“,  marraine du jeu “Recette autour d’un ingrédient” geré avec Soulef du blog « Amour de cuisine   » et Samar du blog «  Mes Inspirations Culinaires», a dévoilé son ingrédient “La noisette”, j’ai tout de suite su ce que j’allais proposer. Un conseil, si vous le connaissez pas, que vous êtes un petit écureuil et que vous avez des blancs à écouler, foncez !! 

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Croûte à thé

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Cela n’a pas été evident finalement de trouver une petite recette qui ne soit pas super connu pour representer la Bretagne. Attention, je ne dit pas que la “Croûte à thé” n’est pas connu, mais moins que le far ou les crêpes/galette car je n’en ai pas vu beaucoup sur le net. Quand on voit la couleur de ce gâteau et le nom, on se dit que fatalement, il contient du thé. Et NON !! C’est tout simplement une “croûte” qui se mange AVEC le thé … !! En cherchant bien sur le net, j’ai trouvé plusieurs version. Une avec de la pâte de pistache pour lui donner cette couleur, d’autre avec le thé matcha justement mais là, on s’éloigne complétement du gâteau d’origine. Car d’après mes recherches, c’est tout simplement une pâte sablée sucrée, une garniture faite de poudre d’amandes et saupoudrée de sucre glace et ce qui en fait sa particularité, c’est qu’on colore la garniture avec du colorant vert! Pourquoi ? Malgré toutes mes recherches, le mystère reste entier. C’est bien un gâteau Breton mais là encore, il est vu un peu partout.. A bien chercher, il serait sans doute originaire des Côtes d’Armor mais il est aussi vu à Roscoff, à Quimper, et surtout à Plonévez-Porzay, mais également à Rennes. Alors moi, je donne ma langue au chat et n’ai qu’une seule chose à vous dire. Ce gâteau est vraiment excellent pour un goûter avec un bon thé (vert pour moi) mais aussi avec un bon café 😉 Il se deguste en petites tranches car il est vraiment bourratif ! Je propose donc ce délice à Kenza “Cake au citron” notre marraine de ce mois, sur Compile moi un menu que je gère avec ma copine Viviane “Quoi qu’on mange?“. Son thème ? La Bretagne bien sûr 😉 Originaire de cette belle région, Kenza a voulu nous la faire découvrir gustativement. J’espère que ma recherche lui plaira 🙂

Il vous reste encore 3 jours ! si vous avez une petite recette de la Bretagne à nous proposer.. Cliquez sur le logo ICI —>

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Soupe au pistou

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Si on vous demandait quel est le plat qui vous ressemble le plus?… Moi, ce serait sans hésiter celui-ci, la soupe au pistou !! . Un plat gorgé de soleil, pleins de couleurs, généreux, convivial avec son petit caractère subtil. Une recette typiquement provençale. Chaque famille en Provence a la sienne, voici celle que j’ai toujours mangée chez mes parents, mes grands-parents et que je continue de faire pour ma famille. Elle se déguste aussi bien chaude que froide, selon les goûts. Je me rappelle de mon père qui mettait des glaçons dans son assiette pour la glacer, c’était son petit bonheur de prendre une belle cuillère à soupe, de soupe bien fumante et il mettait dessus un morceau de glaçon qu’il avait cassé pour se regaler de ce contraste chaud et foid  !! Accompagné d’un bon rosé de Provence, je peux vous certifier que les gourmands se régalent ! Chez nous, on cuisine le pistou dès que le basilic sort ses premières feuilles et tout au long de la saison, un plat d’été qui mérite une bonne sieste après !! 

Ce mois-ci, je fais partie du jury de “Recette.de” de Stéphane. Avec mes comparses dont vous trouverez la liste en bas de l’article, nous vous invitons à nous faire voyager en Provence avec de belles recettes qui sentent bon le Sud et qui chantent comme les cigales. ;) Les 3 recettes que  nous auront choisit gagnent un joli lot ! Je vous propose donc cette recette bien Provençale, mais qui est hors concours bien évidemment. 

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Vanille Kipferl de C. Felder

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Nous voici à 5 jours de Noël et dans vos cuisines, la valse des biscuits de Noël à du commencer depuis un moment… Malgré le manque de temps, j’essaie d’en faire 2 ou 3 sortes chaque année et je les conserve précieusement dans des boites que je planque !!! Cette recette, j’en ai fait une fois pour tester (ils n’ont pas duré 10 mn !!) et du coup, le lendemain, j’en ai refait 3 tournées que j’ai mis en boite mais sans l’enrobage.. je le ferais au dernier moment. Donc pour trouver l’idée des biscuits, je me tourne toujours vers Christophe Felder. Ces livres sont des mines d’or et je sais que je peux les faire les yeux fermés, on est toujours sûr de se régaler. Ces Kipferl, comment vous les décrire..  On pose la bouchée sur la langue, on ferme la bouche et ça fond littéralement puis le goût extraordinaire de la vanille de David vanille éclate en bouche !! et là .. On prend une deuxième bouchée, puis une troisième … bouchée après bouchée… l’assiette est vide !!!! 40 petits biscuits.. ça part vite, je vous le dit !! 

J’ai vite mis 7 morceaux dans une assiette près du sapin et sous la haute surveillance de Teddy 😀 pour la “Collation du Père Noël” et pour pouvoir les proposer à ma comparse Viviane “Quoi qu’on mange?” pour Compile moi un menu que nous animons ensemble chaque mois. Il reste encore 5 jours pour vous joindre à nous. C’est à droite dans la colonne 😉 

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Confit de canard – Cuisson 2h en cocotte

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En Corrèze, à partir de fin Novembre et ce jusqu’à mi-janvier, nous avons quasiment tous les week-end des foires au gras. Nous y allons une ou deux fois chaque année pour faire le plein de bons produits locaux à des prix très abordables, je rempli mon congel 😉 . Du coup, cela fait maintenant quelques années que je me suis lancée dans la confection de mon confit de canard !! Déjà, cela revient beaucoup moins cher car il y a de quoi rassasier les gros appétits sur une cuisse qui sont 3 fois plus grosses que celles en boite puis c’est bien meilleur. La chair est moelleuse, bien charnue. Je les accompagne de pommes de terre sarladaises (recette ICI)  et on se regale 🙂

Le confit de canard est traditionnellement en France originaire du Sud-ouest, terre où on élève des animaux se prêtant au confit : oies, canards, terres où le gavage était aussi traditionnel. La Gascogne est au cœur du confit de canard.

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Pommes de terre sarladaises au four

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Un accompagnement des plus savoureux. Des pommes de terre à  la fois croustillantes et fondantes, parfumées.. cuitent enrobées d’un peu de graisse de canard. Ces pommes de terre sarladaises sont une spécialité du Périgord, pas très loin de chez moi que j’adore faire quand il fait très froid dehors … à l’intérieur, ça sent bon, ça donne une atmosphère chaleureuse et accueillante !!  Cette fois, je les ai cuite au four et je trouve que c’est encore meilleur ! Beaucoup moins grasses, elles sont parfaites pour accompagner mon confit de canard maison, dont je vous livre la recette ICI. J’ai utilisé pour faire cuire les pommes de terre, la graisse de canard de mon confit mais on peut mettre la graisse de canard que l’on trouve en bocal dans les commerces. 

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Teurgoule à la fève Tonka d’Amazonie et compotée de fraises épicée

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Il me restait 2 litres de lait entier qui arrivaient à date. Il fallait que je trouve une recette pour les utiliser, mais 2 l, c’est beaucoup. Et là, j’ai pensé à la Teurgoule 🙂  C’est un riz au lait, spécialité de Normandie que je vous ai déjà présenté ICI en version classique qui se parfume à la cannelle ou à la vanille selon les foyers normands. Pour cette fois, j’ai eu envie de sortir de la tradition complétement (les puristes passé votre chemin 😉  ) J’ai récemment accepté un partenariat avec David Vanille.  Après avoir lu sa proposition, j’ai été me balader longuement sur son blog et la façon dont il parle de ses épices, l’engouement que l’on ressent pour sa vanille a réussi à me convaincre pour me lancer dans l’aventure 🙂 Les prix sont vraiment corrects et la qualité des produits est là ! Bon, pour l’instant je vous parle de deux épices que j’ai utilisées ici, mais vous aurez mon avis sur toutes au fil des recettes. Donc cette fameuse Teurgoule, je l’ai parfumé avec de fève Tonka d’Amazonie. J’ai d’abord voulu la tester et la comparer avec celle que j’avais acheté dans le commerce. J’ai séparé mon fromage blanc dans deux bols et saupoudré d’un peu de tonka d’Amazonie pour un et un peu de celle du commerce pour l’autre. Celle du commerce a un très bon goût d’amande avec en arrière plan, un léger goût de vanille. Les parfums sont là, mais très léger. Celle d’Amazonie a les mêmes goûts mais beaucoup plus puissant, on sent bien l’amande, puis de suite après la vanille avec un arrière goût caramélisé. Il n’y a pas photo, celle d’Amazonie est vraiment excellente. Pour aller plus loin, j’ai fait goûter à l’aveuglette à mes zhoms. Et là, pareil. Ils ont bien trouvé que le goût était beaucoup plus profond et durable en bouche. Pour un comparatif de prix, celle du commerce : 10 gr à 7.50€ et celle de David : 10 gr à 4.90€ .. Cette teurgoule, j’ai eu envie de l’accompagner d’une compotée de fraises que j’ai parfumé avec 2 pincées du mélange “5 épices traditionnelles” que j’ai eu dans mon colis. Cette épice apporte une très belle note aux fraises et se marie à la perfection avec la teurgoule. La touche de gingembre que David a privilégié dans son mélange  à la place du Poivre de Sichuan apporte aux fraises du peps et une note de fraîcheur.  Je vous laisse juge avec la recette 😉 

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Flognarde aux abricots et amandes

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Cela fait quelques mois que je n’ai plus participé à la Foodista Challenge mais pour la 53ème édition, je n’ai pas pu résister à l’appel de l’abricot lancé par Michelle du blog “Plaisir de la maison“. La saison étant courte, j’essaie toujours de réaliser une flognarde, une tarte et une glace chaque année. Et aujourd’hui, je vous présente la flognarde aux abricots et amandes. Je me suis inspirée de la recette d’Ilhem “Les délices de Kenza“, merci 🙂 .  

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Péla des Aravis

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Cette recette est un très bon souvenir de ma jeunesse. Pendant quelques années, nous avions pris l’habitude avec des amis de se retrouver un samedi soir par mois pour se faire des parties endiablées de Risk (mon jeu de société préféré) qui pouvait nous tenir éveillé jusqu’à l’aube. Pendant cette soirée, on se cuisinait toujours une “Péla“. Chacun menait à tour de rôle des ingrédients, c’était devenu une sacré tradition que ce soit l’hiver, comme l’été !! Pour la petite histoire, en Haute-Savoie, on prépare depuis longtemps la péla des Aravis, à base de pommes de terre, oignons, lardons et reblochon. Ce plat paysan et rustique se prépare dans une poêle à manche très long que l’on nomme péla (la pelle) et on le fait cuire dans l’âtre de la cheminée. Je ne l’ai jamais publié et pourtant, je  fais ce plat unique depuis plus de 30 ans assez régulièrement !! Je l’ai pris en photo, il y a quelques mois pour le challenge de Marie “Nos régions ont du goût” et j’attendais patiemment que la région arrive enfin pour vous le présenter. Pommes de terre, reblochon… Ça fond, ça coule … Une recette simple, que 4 ingrédients pour se régaler !!  En rédigeant ma recette, j’ai eu envie de la refaire encore et vu le temps, je peux vous assurer qu’on a pris plaisir à la déguster. 🙂

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La pachade Auvergnate

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Ce mois-ci, “Nos régions ont du goût”, nous emmène en Auvergne. J’ai cherché pendant un petit moment sur le net car je voulais une recette vraiment authentique. Je suis tombée sur celle-ci. La pachade est une crêpe épaisse, d’ailleurs la texture de la pâte est un peu plus épaisse que la pâte classique que l’on connait. J’ai préparé la version salée qui se compose uniquement de produit du terroir. Comme je n’habite pas loin de l’Auvergne, j’ai pu trouvé facilement un bon jambon blanc d’Auvergne et j’ai choisi un Cantal Entre-deux. Elle peut-être aussi garnie avec des pommes de terre (cuites), des lardons ou avec un bon St Nectaire fermier. La pachade était un des éléments principaux de l’alimentation dans les campagnes d’Auvergne. Elle était servie le matin au petit déjeuner après la soupe au lard et avant le fromage. En été, lorsque les hommes restaient travailler aux champs toute la journée, on leur apportait vers 17h00 une collation composée de pachades, de salade, de lard, de fromage et de pain. Le lendemain, j’en ai parlé à deux de mes collègues de travail qui sont originaires du Puy de Dôme, et elles m’ont donné la version sucrée qu’elles font le plus souvent. La même préparation mais à la place du sel et poivre, on ajoute un peu de sucre et en garniture, des cerises et myrtilles… Vivement que les cerises pointent le bout de leur nez !!! 😀 Un plat à servir accompagné d’une belle salade, nous avons vraiment aimé le fromage qui parfume l’interieur de la pâte. ‘est moelleux, gouteux et bien consistant !! 😉

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Flognarde aux pommes

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La flognarde est un dessert que j’ai découvert en m’installant dans le Limousin. Quand j’étais dans les Bouches du Rhône, je cuisinais souvent des clafoutis mais pas qu’aux cerises et je faisais la “grossière” erreur de les nommer ainsi. J’ai donc apris en Corrèze que le clafoutis ce n’est qu’aux cerises et tout le reste, ce sont des flognardes ! 😀 Donc, la flognarde aux pommes est un dessert que je fais souvent mais que je n’avais pas encore publié. En m’inscrivant à “Test de recettes entre blogueurs” sur la page de Sonia pour le mois anniversaire d’avril, j’ai trouvé chez Annick “L’art d’accompagner les restes” cette recette et ça m’a donné envie moi aussi de terminer mes pommes avec ce bon dessert. Sa recette est quasiment identique à la mienne et elle est tout aussi délicieuse … un dessert qui se mange bien frais à la fin d’un repas ou pour un bon goûter, j’aime beaucoup varier les fruits selon les saisons.  C’est avec un peu de retard que je te souhaite un bon anniversaire Annick 🙂

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Poulet Gaston Gérard

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Cette fois-ci, je ne serais pas à la traîne pour publier ma recette pour le challenge de mon amie Marie “Nos régions ont du goût”. Je me fais presque un poisson d’avril à moi tout seule !! 😉  Ce mois-ci, on part à la découverte de la cuisine de Bourgogne. J’ai déjà repéré quelques recettes et celle-ci m’a fait craqué de suite. Si vous commencez à me connaitre, vous saurez pourquoi 😉  Il y en a certaines qui diront “ça coule.. le fromage” !! Et oui, une recette de poulet très très parfumée. Je suis vraiment tombée sous le charme de ces saveurs. Une sauce hyper onctueuse, un poulet bien parfumée au vin blanc de Bourgogne, l’association comté/moutarde/vin blanc est divine en bouche… Je vous invite vraiment à le réaliser car en plus, il demande peu de préparation. 

Pour la petite histoire, cette recette fut réalisée en 1930 pour Curnonsky (critique gastronomique illustre) par l’épouse du maire de la ville de Dijon, Madame Gaston Gérard. Alors qu’elle prépare un poulet à sa façon, à leur domicile de la rue du Petit-Potet à Dijon, un incident en cuisine manque de compromettre le repas et la réputation de bonne cuisinière de l’hôtesse. Elle échappe un pot de paprika dans la cocotte de sa préparation. Pour tenter de corriger l’incident, elle ajoute du vin blanc de Bourgogne, de la crème fraîche et du comté râpé. La recette plait à leur hôte et critique gastronomique illustre, qui félicite la maîtresse de maison pour cette recette qu’il trouve fort à son goût et qui la baptise du nom de son hôte. Depuis, elle est devenue une recette classique de la gastronomie bourguignonne.

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